Le quartier de Boudody à Ziguinchor et ses pirogues colorées amarrées sur le fleuve Casamance, sous les cocotiers
Boudody : les pirogues colorées sur le fleuve Casamance
Une journée en ville, marchés et mémorial du Joola

Excursion à Ziguinchor depuis Cap Skirring : marchés, mémorial du Joola et piscine

Capitale de la Casamance, Ziguinchor se découvre en une journée depuis Cap Skirring : 72 km de route à travers la mangrove, avec le passage de deux ponts, puis un petit-déjeuner sur le ponton d'un hôtel au bord du fleuve. On visite ensuite les marchés, le mémorial du Joola et l'Alliance franco-sénégalaise, avant une pause à la piscine et un retour dans la soirée, avant la nuit.

Cette page présente l'excursion, le trajet, les marchés, le mémorial, les lieux de repas et de détente, ainsi que nos conseils pratiques. Elle fait partie de nos excursions en Casamance ; si vous préparez un séjour plus large, notre guide complet de la Casamance vous aidera à composer vos étapes.

L'excursion en bref

Format
Journée complète en 4x4, avec retour dans la soirée avant la nuit
Route
Cap Skirring, Ziguinchor : 72 km, au maximum 1 h 30, par la mangrove et deux ponts
En chemin
Le village de Djibélor et sa ferme aux crocodiles, avec dégustation possible
Petit-déjeuner
Sur le ponton de l'hôtel Kadiandoumagne, au bord du fleuve Casamance
À visiter
Le marché Escale et le mémorial du Joola, le marché Saint-Maur, le marché artisanal, les quartiers de la ville, les lycées Djignabo et Charles Lwanga, la place Jean-Paul II, l'Alliance franco-sénégalaise
Déjeuner
Au choix : à l'hôtel Kadiandoumagne, à l'Alliance franco-sénégalaise ou à l'Auberge Le Croco de Djibélor
Shopping
Tissus wax et bazin au marché Saint-Maur et dans les boutiques alentour, cadeaux au marché artisanal
Tarif indicatif
Environ 70 000 FCFA le 4x4 avec chauffeur et carburant, selon le nombre de participants
Selon la saison
Les Kankourangs : la fête du Djambadon, à la fin de la saison des pluies
Détente
La piscine de l'hôtel Néma Kadior, la plus belle de Ziguinchor, ouverte à tous avec une consommation
Réservée à nos hôtes
Pour les clients qui séjournent chez Le Papayer Écolodge

Comme toutes nos excursions en Casamance, celle-ci est réservée à nos hôtes, c'est-à-dire aux clients qui séjournent chez Le Papayer Écolodge : nous n'organisons pas d'excursions pour des personnes extérieures. Pour préparer la journée, demandez à être rappelé ou demandez votre devis en ligne.

Le circuit : de Cap Skirring à Ziguinchor

Le départ se fait le matin, en 4x4 depuis Le Papayer Écolodge. La route longe la Basse-Casamance sur 72 kilomètres jusqu'à Ziguinchor : comptez 1 h 30 au maximum. À l'arrivée, on prend le petit-déjeuner au bord du fleuve, puis on visite la ville à pied, avant de reprendre la route en fin de journée.

La journée est entièrement en 4x4 et à pied, sans pirogue. Pour une journée sur l'eau au départ de Ziguinchor, voyez notre excursion à Affiniam, qui embarque dans cette même ville.

Carte indicative : points de repère et tracé schématique, qui ne représente pas l'itinéraire exact.

Ce que l'on découvre pendant la journée

Une journée de route, de fleuve et de ville, entre paysages et culture. Voici ses temps forts :

  • La route dans la mangrove Soixante-douze kilomètres de paysages magnifiques et le passage de deux ponts.
  • La ferme aux crocodiles de Djibélor Une visite insolite avant Ziguinchor, avec la possibilité de déjeuner et de goûter du crocodile.
  • Le ponton du Kadiandoumagne Un petit-déjeuner au bord du fleuve Casamance.
  • Les marchés et le shopping Le marché Escale, le marché Saint-Maur et ses tissus wax, le marché artisanal pour rapporter des cadeaux.
  • Le mémorial du Joola Un lieu de recueillement, à visiter, près du marché Escale.
  • Les Kankourangs Des masques mandingues en fibres d'écorce rouge, à voir à la fin de la saison des pluies.
  • Djignabo, les lycées et les universités L'histoire de la résistance diola, l'un des plus grands lycées du Sénégal, le lycée-collège Charles Lwanga et la place Jean-Paul II.
  • L'Alliance franco-sénégalaise Un bâtiment à l'architecture remarquable, où l'on peut déjeuner.
  • La piscine du Néma Kadior Une pause fraîcheur avant le retour, à la plus belle piscine de la ville.

La route : mangrove et deux ponts

La route entre Cap Skirring et Ziguinchor n'est pas en très bon état, mais le paysage est magnifique : rizières, villages, palmiers, et surtout la mangrove, que la route traverse par moments. On franchit deux ponts, d'abord celui de Katakalousse, puis celui de Niambalang, qui enjambent les bolongs, ces bras de mer bordés de palétuviers. Pour comprendre ce milieu, lisez notre dossier sur la mangrove et les bolongs de Casamance.

Comptez 1 h 30 au maximum pour les 72 kilomètres. Pensez à l'eau, à un chapeau et à un appareil photo : les arrêts sont fréquents.

Djibélor et la ferme aux crocodiles

Avant d'arriver à Ziguinchor, sur la route de Cap Skirring, on traverse le village de Djibélor, aux portes de la ville. Il abrite une curiosité : la ferme aux crocodiles, fondée en 1977. Environ 500 crocodiles y vivent dans des enclos, au milieu d'un verger d'une vingtaine d'hectares ; on y apprend comment ils se reproduisent, de la ponte à la croissance des jeunes. La ferme, qui dispose d'une autorisation CITES pour la vente de viande, de peaux et d'animaux vivants, est présentée par son fondateur comme l'une des deux seules fermes d'élevage de crocodiles d'Afrique francophone. Elle se visite de 7 h 30 à 18 h : comptez trois quarts d'heure en prenant son temps. La visite est sans tarif fixe, chacun laisse ce qu'il souhaite ; seul le restaurant est payant.

C'est aussi l'occasion de déjeuner sur place, à l'Auberge Le Croco, à l'entrée de la ferme : on y déguste du crocodile issu de l'élevage, mais aussi du poisson, de la viande et des pizzas. L'auberge est petite (environ 30 à 35 places), ce qui est une raison de plus de réserver à l'avance.

Ziguinchor : la capitale de la Casamance

Ziguinchor est la capitale de la Casamance, au bord du fleuve du même nom, à environ 70 kilomètres de l'océan. Les Portugais y fondèrent un comptoir en 1645 ; la France en prit possession en 1888, et la ville prospéra grâce au commerce de l'arachide. Elle compte environ 160 000 habitants d'après l'estimation de 2007, et elle est la ville natale du cinéaste Ousmane Sembène.

La ville a gardé son charme de port fluvial : on y voit la cathédrale Saint-Antoine de Padoue, les pirogues et les chantiers navals au bord de l'eau, et des bâtiments coloniaux défraîchis. Elle est jumelée avec Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne, depuis 1966, et avec Viana do Castelo, au Portugal.

Les quartiers de Ziguinchor

Ziguinchor est une grande ville, découpée en de nombreux quartiers : la commune en compte officiellement 38, alors qu'elle n'en comptait que cinq au début des années 1950. Les plus anciens sont Escale, Santhiaba, Boudody, Goumel-Kantata et Boucotte ; d'autres se sont ajoutés avec l'extension de la ville vers l'ouest, notamment Peyrissac, Grand-Dakar, Tilène, Néma, Alwar, Kandialang, Diéfaye, Coboda et Colobane. Lindiane est réputé comme l'un des quartiers les plus traditionnels, et Djibélor, à la périphérie, garde une allure de village.

Des pirogues de pêcheurs amarrées de nuit sur le fleuve Casamance à Ziguinchor, avant le départ des campagnes de pêche en mer
Le fleuve Casamance de nuit : les pirogues des pêcheurs avant le départ des campagnes de pêche en mer
  • Escale : le centre colonial, avec ses administrations, ses hôtels et ses restaurants, et le mémorial du Joola.
  • Boudody : le quartier du port de pêche et de l'embarcadère, où accostent les pirogues colorées que l'on voit en tête de page.
  • Santhiaba : la porte d'entrée de la ville, près de la gare routière.
  • Boucotte : le plus vaste quartier, de style mêlé, du banco aux maisons en dur.
  • Néma : un quartier commerçant et moderne, avec la poste, un lycée et un marché.
  • Lindiane : des ruelles de sable sous les manguiers, à l'ambiance de village.

Cette liste n'est pas exhaustive : elle donne les repères utiles pour s'orienter pendant la visite, et votre chauffeur vous guide de l'un à l'autre.

Les Kankourangs : la mystique mandingue en ville

Deux Kankourangs, personnages masqués recouverts de fibres d'écorce rouge, dans une rue de Ziguinchor
Deux Kankourangs dans une rue de Ziguinchor

S'il est une chose à ne pas manquer à Ziguinchor, quand le calendrier s'y prête, ce sont les Kankourangs. La Casamance est une mosaïque d'ethnies, chacune avec ses rites et ses croyances ; le Kankourang est à la fois un masque et un rituel, lié à la circoncision chez les Mandingues de Sénégambie (Sénégal et Gambie), et notamment en Casamance. Il aurait pour origine l'ancien royaume du Gaabu. Ce personnage mystique, recouvert de fibres tirées de l'écorce d'un arbre rouge, est un garant de l'ordre et des valeurs sociales : comportements à tenir en société et en famille, droits et devoirs envers son ethnie et ses aînés. Le rite est inscrit par l'UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l'humanité (proclamé en 2005, inscrit en 2008).

Un Kankourang, personnage masqué recouvert de fibres d'écorce rouge, accompagné d'un homme au milieu de la végétation
Un Kankourang en brousse, vêtu de fibres d'écorce rouge

Chaque année, à la fin de la saison des pluies, la fête du « Djambadon » s'étend sur environ trente jours, avec quatre dimanches successifs. Les Kankourangs, très craints, parcourent alors les rues pour protéger les jeunes circoncis avant leur initiation dans les bois sacrés. Dans la ville, la mystique cède la place à la fête : les quartiers se figent au rythme des machettes que l'on aiguise sur le bitume, le trafic est bloqué, les enfants et les femmes prennent peur, et les costumes les plus excentriques défilent : hommes déguisés en femmes et inversement, docteurs et leurs assistants, chasseurs, jardiniers, bûcherons avec leurs tronçonneuses, golfeurs avec leurs clubs. Pour un temps, on se fait remarquer et on brave les interdits. En brousse et dans les îles, les villages animistes regardent ce spectacle d'un autre œil : on ne plaisante pas avec les esprits.

C'est un spectacle impressionnant, mais à vivre avec prudence et respect : gardez vos distances avec les masques, ne les touchez pas, demandez l'accord avant de photographier et laissez-vous guider par votre chauffeur. Les dates varient selon les années et les quartiers : demandez-nous avant de venir.

Le petit-déjeuner sur le ponton du Kadiandoumagne

À l'arrivée à Ziguinchor, on prend le petit-déjeuner sur le ponton de l'hôtel Kadiandoumagne, au bord du fleuve Casamance, à l'embarcadère de Boudody. L'hôtel est l'un des plus beaux de la ville : 45 chambres avec vue sur le fleuve, un restaurant panoramique, une piscine. C'est aussi un des lieux de la ville où l'on peut déjeuner, au choix.

Les marchés, le shopping et le mémorial du Joola

Le marché Escale se trouve près du fleuve, à côté du mémorial du Joola. C'est un marché vivant, où l'on croise poissons, fruits, légumes, tissus et objets du quotidien. Le marché Saint-Maur est le grand marché de la ville ; son nom rappelle le jumelage de Ziguinchor avec Saint-Maur-des-Fossés, en France. C'est aussi l'étape shopping de la journée : au marché Saint-Maur et dans les boutiques alentour, on trouve des tissus, notamment les wax, ces cotonnades imprimées aux motifs colorés que les couturières et tailleurs de la ville transforment en robes, chemises et boubous, ainsi que du bazin, des savons, du beurre de karité et du bissap. Le marché artisanal, lui, permet de choisir des cadeaux à rapporter à la famille : objets en bois sculpté, vannerie, bijoux, tissus. Dans tous les cas, restez attentif à vos affaires, négociez avec le sourire (le prix de départ se discute) et demandez l'accord avant de photographier.

Le mémorial du Joola est à visiter. Le 26 septembre 2002, le bateau Le Joola, qui assurait la liaison entre Ziguinchor et Dakar, a chaviré au large de la Gambie : le naufrage a fait 1 863 morts et 64 rescapés. Le mémorial, installé sur les berges du fleuve près du quartier Escale, d'où le navire avait appareillé, expose notamment des objets récupérés sur l'épave, des témoignages de survivants et deux hélices monumentales. C'est un lieu de recueillement : on y va avec respect.

Djignabo Bassène, les lycées, les universités et la place Jean-Paul II

Ziguinchor est aussi une ville d'histoire et de savoir, et deux noms y reviennent sans cesse. Le premier est celui de Djignabo Bassène, grande figure de la résistance diola à la colonisation française. Chef charismatique du royaume du Bandial et gardien des rites sacrés, il passait pour invulnérable. Il meurt le 17 mai 1906, lors d'un affrontement avec les troupes françaises près de Séléki ; les circonstances exactes de sa mort restent discutées par les historiens. Sa mémoire est restée très vivante : une pièce de théâtre en langue diola, « Bigolo », fut jouée dès 1940, et Ousmane Sembène a donné son nom à un personnage de résistant dans son film Emitaï (1971).

Le second est celui du lycée Djignabo, qui porte son nom depuis 1964. Créé en 1957, il fut pendant longtemps le seul établissement de ce niveau de toute la Casamance. C'est aujourd'hui l'un des plus grands lycées du Sénégal par sa superficie et par ses effectifs : on y a compté plus de 5 000 élèves à certaines époques, et plus de 3 300 sont inscrits actuellement d'après un récent bilan de la Fondation Sonatel, qui a financé sa réhabilitation.

L'autre grand établissement de la ville est le lycée-collège Charles Lwanga, un établissement catholique ouvert en octobre 1970 à l'initiative de Mgr Augustin Sagna, évêque de Ziguinchor, comme un lycée à vocation sociale pour les jeunes issus des campagnes et des familles modestes. Des jésuites canadiens l'ont lancé avant de passer le relais au clergé diocésain. Il accueille, sans distinction, des élèves catholiques et musulmans, et environ un tiers de ses enseignants sont musulmans : un bel exemple du dialogue entre religions qui caractérise la Casamance.

Ziguinchor est également une ville universitaire : l'Université de Ziguinchor, créée en 2007, accueille des étudiants de toute la Casamance et au-delà. Enfin, la présence chrétienne y est très forte, autour de la cathédrale Saint-Antoine de Padoue et de la place Jean-Paul II, qui doit son nom à la visite du pape en février 1992, alors que la Casamance traversait un conflit : on y a érigé en 2009 un monument surmonté d'une colombe, symbole de paix. Dans une région où cohabitent animisme, christianisme et islam, c'est un des visages de la Casamance.

Le déjeuner : Kadiandoumagne, Alliance franco-sénégalaise ou Djibélor

Pour le déjeuner, on choisit entre trois adresses : le restaurant de l'hôtel Kadiandoumagne, celui de l'Alliance franco-sénégalaise, sur l'avenue Djignabo, ou l'Auberge Le Croco de la ferme de Djibélor, pour déguster du crocodile. L'Alliance est une association culturelle qui propose des cours de français, des expositions, des rencontres et des conférences dans son bâtiment et ses jardins. Côté Alliance, l'architecture vaut le détour : le bâtiment s'inspire des cases à impluvium de Casamance, et il a été conçu par Patrick Dujarric, fondateur de l'école d'architecture de Dakar.

La piscine de l'hôtel Néma Kadior

Après le déjeuner, on fait une pause à la piscine de l'hôtel Néma Kadior, que nous considérons comme la plus belle de Ziguinchor. L'hôtel est installé dans un grand jardin, sur la route de Kandé, avec une grande piscine : l'occasion de se rafraîchir avant les 72 kilomètres du retour. La piscine est ouverte à tous, à condition de consommer sur place.

Une journée type à Ziguinchor

Les horaires sont donnés à titre indicatif : ils s'ajustent à votre rythme et à l'état de la route.

  1. Départ : le matin, en 4x4 depuis Le Papayer Écolodge.
  2. Route : 72 km, au maximum 1 h 30, par la mangrove, avec le pont de Katakalousse puis celui de Niambalang.
  3. En chemin : arrêt possible à Djibélor pour visiter la ferme aux crocodiles (environ 45 minutes).
  4. Petit-déjeuner : sur le ponton de l'hôtel Kadiandoumagne, au bord du fleuve.
  5. Marchés : le marché Escale, le mémorial du Joola, puis le marché Saint-Maur et le marché artisanal, avec le shopping de tissus wax et de cadeaux.
  6. Histoire : les quartiers de la ville, les lycées Djignabo et Charles Lwanga, la place Jean-Paul II devant la cathédrale.
  7. Déjeuner : au choix, à l'hôtel Kadiandoumagne, à l'Alliance franco-sénégalaise ou à l'Auberge Le Croco de Djibélor (crocodile au menu).
  8. Détente : piscine de l'hôtel Néma Kadior, ouverte à tous avec une consommation.
  9. Retour : dans la soirée, avant la nuit.

Conseils pratiques pour votre excursion

  • Prévoyez une journée complète : 1 h 30 de route à l'aller et au retour.
  • Le retour se fait dans la soirée, avant la nuit : la route de nuit est très dangereuse.
  • Pour déjeuner à la ferme de Djibélor, prévenez-nous à l'avance : l'auberge compte une trentaine de places.
  • Si vous venez à l'époque des Kankourangs, gardez vos distances avec les masques, ne les touchez pas et demandez l'accord avant de photographier.
  • Emportez un chapeau, de la crème solaire, de l'eau et un maillot de bain pour la piscine.
  • Portez des vêtements légers et des chaussures confortables pour marcher dans les marchés.
  • Gardez des espèces en petites coupures pour les marchés et les repas.
  • Pour le shopping, prévoyez de la place dans votre sac : les tissus wax se plient facilement et font de beaux cadeaux ; on négocie toujours le prix.
  • Dans les marchés, soyez attentif à vos affaires et demandez l'accord avant de photographier.
  • Au mémorial du Joola, adoptez une attitude respectueuse : c'est un lieu de deuil.
  • La saison sèche (novembre à mai) est la plus confortable ; en saison des pluies, nous adaptons le programme à la météo et à l'état de la route.

Questions fréquentes sur l'excursion à Ziguinchor

Comment se rend-on à Ziguinchor depuis Cap Skirring ?

En 4x4, par une route de 72 km qui traverse la mangrove et franchit deux ponts, celui de Katakalousse puis celui de Niambalang. Comptez 1 h 30 au maximum.

Dans quel état est la route ?

Elle n'est pas en très bon état, mais le paysage est magnifique, entre mangrove, rizières et villages. Le 4x4 s'y prête bien.

Que visite-t-on à Ziguinchor ?

La ferme aux crocodiles de Djibélor en chemin, puis le marché Escale, le mémorial du Joola, le marché Saint-Maur et le marché artisanal, l'Alliance franco-sénégalaise et le bord du fleuve. On peut aussi voir la cathédrale Saint-Antoine de Padoue.

Peut-on faire du shopping à Ziguinchor ?

Oui. Le marché Saint-Maur et les boutiques alentour proposent des tissus, notamment des wax, du bazin, du beurre de karité et du bissap, et le marché artisanal permet de choisir des cadeaux pour la famille. On négocie les prix avec le sourire.

Combien coûte l'excursion à Ziguinchor ?

Le prix dépend du nombre de visiteurs. À titre indicatif, comptez environ 70 000 FCFA pour le 4x4 avec chauffeur et carburant, à partager entre les participants. Les repas et les achats sont en plus.

Qu'est-ce que le mémorial du Joola ?

C'est le mémorial du naufrage du bateau Le Joola, le 26 septembre 2002, qui a fait 1 863 morts et 64 rescapés. Il est installé sur les berges du fleuve, près du quartier Escale. C'est un lieu de recueillement, à visiter avec respect.

Pourquoi le marché s'appelle-t-il Saint-Maur ?

Parce que Ziguinchor est jumelée depuis 1966 avec Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne, en France. Le marché Saint-Maur est le grand marché de la ville.

Peut-on visiter la ferme aux crocodiles et goûter du crocodile ?

Oui. La ferme de Djibélor, au village de Djibélor, aux portes de Ziguinchor, se visite de 7 h 30 à 18 h ; comptez trois quarts d'heure. Il n'y a pas de prix d'entrée : chacun laisse ce qu'il souhaite. On peut y déjeuner à l'Auberge Le Croco, qui sert du crocodile d'élevage ; l'auberge compte une trentaine de places, d'où l'intérêt de nous prévenir.

Où prend-on le petit-déjeuner ?

Sur le ponton de l'hôtel Kadiandoumagne, au bord du fleuve Casamance, à l'embarcadère de Boudody.

Où déjeune-t-on ?

Au choix : au restaurant de l'hôtel Kadiandoumagne, à l'Alliance franco-sénégalaise (avenue Djignabo) ou à l'Auberge Le Croco de la ferme de Djibélor, où l'on peut goûter du crocodile.

Qu'est-ce que le Kankourang ?

C'est à la fois un masque et un rituel de circoncision chez les Mandingues de Sénégambie, notamment en Casamance. Le personnage, recouvert de fibres d'écorce rouge, veille à l'ordre social et protège les jeunes circoncis avant leur initiation. Le rite est inscrit par l'UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l'humanité (proclamé en 2005, inscrit en 2008).

Quand voir les Kankourangs à Ziguinchor ?

À la fin de la saison des pluies, pendant la fête du Djambadon, qui s'étend sur environ trente jours, avec quatre dimanches successifs. Les dates varient selon les années : demandez-nous avant de venir.

Qui était Djignabo Bassène ?

Un chef diola du royaume du Bandial, gardien des rites sacrés et grande figure de la résistance à la colonisation française. Il est mort le 17 mai 1906 lors d'un affrontement avec les troupes françaises près de Séléki. Le lycée de Ziguinchor porte son nom depuis 1964.

Que sait-on du lycée Djignabo ?

Créé en 1957, il fut longtemps le seul lycée de la Casamance et reste l'un des plus grands du Sénégal, avec plus de 5 000 élèves à certaines époques.

Ziguinchor est-elle une ville universitaire et chrétienne ?

Oui. L'Université de Ziguinchor a été créée en 2007, et la présence chrétienne est forte, autour de la cathédrale Saint-Antoine de Padoue et de la place Jean-Paul II, nommée en souvenir de la visite du pape en 1992. Le lycée-collège Charles Lwanga, établissement catholique, accueille des élèves catholiques et musulmans.

Combien de quartiers compte Ziguinchor ?

La commune compte officiellement 38 quartiers. Parmi les plus connus : Escale (le centre colonial), Boudody (le port), Santhiaba, Boucotte, Néma, Lindiane et Colobane.

Pourquoi visiter l'Alliance franco-sénégalaise ?

Pour son architecture : le bâtiment s'inspire des cases à impluvium de Casamance et a été conçu par Patrick Dujarric, fondateur de l'école d'architecture de Dakar. On y trouve aussi des expositions et des rencontres.

Où se baigne-t-on ?

À la piscine de l'hôtel Néma Kadior, que nous considérons comme la plus belle de Ziguinchor, dans un grand jardin. La piscine est ouverte à tous, à condition de consommer sur place. Emportez un maillot de bain.

Pourquoi rentre-t-on avant la nuit ?

Parce que la route de nuit est très dangereuse. Nous organisons le retour dans la soirée, avant la tombée de la nuit.

Quelle différence avec l'excursion d'Affiniam ?

La journée à Ziguinchor se fait en 4x4 et à pied, et se concentre sur la ville, ses marchés, le mémorial du Joola et l'Alliance franco-sénégalaise. L'excursion d'Affiniam embarque aussi à Ziguinchor, mais elle consacre la journée à la pirogue, à la pêche et à la case à impluvium.

L'excursion est-elle ouverte aux personnes qui ne logent pas au lodge ?

Non. Toutes nos excursions en Casamance sont réservées aux hôtes qui séjournent chez Le Papayer Écolodge : nous n'organisons pas d'excursions pour des personnes extérieures.

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