Pirogues colorées amarrées à Boudody, sur le fleuve Casamance, à l'ombre des cocotiers, à Ziguinchor
Boudody : les pirogues colorées au bord du fleuve Casamance
Ziguinchor en une journée : marchés, fleuve et mémorial du Joola

Une journée à Ziguinchor depuis Cap Skirring : marchés, mémorial du Joola et piscine

Ziguinchor, la capitale de la Casamance, se visite très bien en une journée depuis Cap Skirring : 72 km de route dans la mangrove, deux ponts à franchir, puis le petit-déjeuner sur le ponton d'un hôtel, face au fleuve. La suite se passe en ville : marchés, mémorial du Joola, Alliance franco-sénégalaise, puis une pause à la piscine avant de reprendre la route. Le retour se fait dans la soirée, toujours avant la nuit.

Cette page détaille le déroulement de la journée : la route, les marchés, le mémorial, les adresses pour manger et se détendre, et nos conseils pratiques. Elle s'inscrit dans nos excursions en Casamance ; pour un séjour plus long dans la région, notre guide complet de la Casamance vous aidera à construire votre programme.

La journée en bref

Formule
Journée entière en 4x4, retour dans la soirée avant la nuit
Route
Cap Skirring - Ziguinchor : 72 km, 1 h 30 au maximum, à travers la mangrove et par deux ponts
Sur le trajet
Le village de Djibélor et sa ferme aux crocodiles, avec dégustation possible
Petit-déjeuner
Sur le ponton de l'hôtel Kadiandoumagne, face au fleuve Casamance
À voir
Le marché Escale et le mémorial du Joola, le marché Saint-Maur, le marché artisanal, les quartiers, les lycées Djignabo et Charles Lwanga, la place Jean-Paul II, l'Alliance franco-sénégalaise
Déjeuner
Trois possibilités : l'hôtel Kadiandoumagne, l'Alliance franco-sénégalaise ou l'Auberge Le Croco à Djibélor
Shopping
Tissus wax et bazin au marché Saint-Maur et dans les boutiques voisines, cadeaux au marché artisanal
Budget indicatif
Environ 70 000 FCFA pour le 4x4 avec chauffeur et carburant, à répartir selon le nombre de participants
Selon la saison
Les Kankourangs, pendant le Djambadon, à la fin de l'hivernage
Détente
La piscine de l'hôtel Néma Kadior, la plus belle de Ziguinchor, accessible à tous moyennant une consommation
Réservé à nos hôtes
Pour les clients logés chez Le Papayer Écolodge

Comme toutes nos excursions en Casamance, celle-ci est réservée à nos hôtes, c'est-à-dire aux clients logés chez Le Papayer Écolodge : nous ne l'organisons pas pour des personnes extérieures. Pour préparer la journée, faites-vous rappeler ou demandez votre devis en ligne.

L'itinéraire : de Cap Skirring à Ziguinchor

On part tôt le matin en 4x4, depuis Le Papayer Écolodge. La route suit la Basse-Casamance sur 72 kilomètres jusqu'à Ziguinchor : prévoyez 1 h 30 au maximum. Une fois arrivés, on prend le petit-déjeuner face au fleuve, puis on parcourt la ville à pied, avant de repartir en fin de journée.

Toute la journée se fait en 4x4 et à pied, sans pirogue. Pour une journée sur l'eau au départ de Ziguinchor, voyez notre excursion à Affiniam, qui embarque dans cette même ville.

Carte indicative : simples points de repère et tracé schématique, qui ne reproduit pas l'itinéraire exact.

Au programme de la journée

Une journée entre route, fleuve et ville, faite de paysages et de rencontres culturelles. Les grands moments :

  • La route dans la mangrove Soixante-douze kilomètres de paysages superbes, avec deux ponts à franchir.
  • La ferme aux crocodiles de Djibélor Une visite surprenante avant d'entrer dans Ziguinchor, avec la possibilité d'y déjeuner et de goûter au crocodile.
  • Le ponton du Kadiandoumagne Un petit-déjeuner face au fleuve Casamance.
  • Marchés et shopping Le marché Escale, le marché Saint-Maur et ses tissus wax, le marché artisanal pour les cadeaux à ramener.
  • Le mémorial du Joola Un lieu de recueillement, près du marché Escale, qui mérite une visite.
  • Les Kankourangs Des masques mandingues couverts de fibres d'écorce rouge, à voir à la fin de l'hivernage.
  • Djignabo, les lycées et l'université L'histoire de la résistance diola, l'un des plus grands lycées du Sénégal, le lycée-collège Charles Lwanga et la place Jean-Paul II.
  • L'Alliance franco-sénégalaise Un bâtiment à l'architecture remarquable, où l'on peut aussi déjeuner.
  • La piscine du Néma Kadior Un moment de fraîcheur avant le retour, dans la plus belle piscine de la ville.

La route : mangrove et deux ponts

La route entre Cap Skirring et Ziguinchor n'est pas en très bon état, mais le décor est superbe : rizières, villages, palmiers et surtout la mangrove, que la route traverse par endroits. On passe deux ponts, d'abord celui de Katakalousse, puis celui de Niambalang, qui enjambent des bolongs, ces bras de mer bordés de palétuviers. Pour mieux comprendre ce milieu, lisez notre dossier sur la mangrove et les bolongs de Casamance.

Prévoyez 1 h 30 au maximum pour les 72 kilomètres. Emportez de l'eau, un chapeau et un appareil photo : on s'arrête souvent.

Djibélor et sa ferme aux crocodiles

Juste avant Ziguinchor, sur la route venant de Cap Skirring, on traverse Djibélor, un village aux portes de la ville. Il abrite une vraie curiosité : la ferme aux crocodiles, fondée en 1977. Environ 500 crocodiles y vivent dans des enclos, au cœur d'un verger d'une vingtaine d'hectares ; on y découvre comment ils se reproduisent, de la ponte à la croissance des petits. La ferme dispose d'une autorisation CITES pour la vente de viande, de peaux et d'animaux vivants, et son fondateur la présente comme l'une des deux seules fermes d'élevage de crocodiles d'Afrique francophone. Elle est ouverte de 7 h 30 à 18 h : prévoyez trois quarts d'heure si vous prenez votre temps. Il n'y a pas de tarif fixe : chacun donne ce qu'il veut ; seul le restaurant est payant.

On peut aussi y déjeuner, à l'Auberge Le Croco, à l'entrée de la ferme : au menu, du crocodile d'élevage, mais aussi du poisson, de la viande et des pizzas. L'auberge est petite (environ 30 à 35 places), raison de plus pour réserver à l'avance.

Ziguinchor, la capitale de la Casamance

Ziguinchor est la capitale de la Casamance. Elle s'étend sur les rives du fleuve qui porte le même nom, à environ 70 kilomètres de l'océan. Les Portugais y ont établi un comptoir en 1645 ; la France en a pris possession en 1888, et la ville a prospéré grâce au commerce de l'arachide. Elle compte environ 160 000 habitants selon l'estimation de 2007, et c'est la ville natale du cinéaste Ousmane Sembène.

Elle a gardé le charme d'un port fluvial : cathédrale Saint-Antoine de Padoue, pirogues et chantiers navals au bord de l'eau, vieux bâtiments coloniaux à la façade fatiguée. Depuis 1966, elle est jumelée avec Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne, ainsi qu'avec Viana do Castelo, au Portugal.

Les quartiers de Ziguinchor

Ziguinchor est une grande ville, divisée en de nombreux quartiers : la commune en compte officiellement 38, contre cinq seulement au début des années 1950. Les plus anciens sont Escale, Santhiaba, Boudody, Goumel-Kantata et Boucotte ; d'autres sont venus avec l'extension de la ville vers l'ouest, notamment Peyrissac, Grand-Dakar, Tilène, Néma, Alwar, Kandialang, Diéfaye, Coboda et Colobane. Lindiane a la réputation d'être l'un des quartiers les plus traditionnels, et Djibélor, en périphérie, garde des allures de village.

Pirogues de pêcheurs amarrées de nuit sur le fleuve Casamance, à Ziguinchor, avant le départ pour les campagnes de pêche en mer
Le fleuve Casamance la nuit : les pirogues des pêcheurs avant le départ en campagne de pêche en mer
  • Escale : le centre colonial, avec les administrations, les hôtels et les restaurants, ainsi que le mémorial du Joola.
  • Boudody : le quartier du port de pêche et de l'embarcadère, où accostent les pirogues colorées de la photo en tête de page.
  • Santhiaba : l'entrée de la ville, près de la gare routière.
  • Boucotte : le plus vaste quartier, aux styles mêlés, des maisons en banco aux constructions en dur.
  • Néma : un quartier moderne et commerçant, avec la poste, un lycée et un marché.
  • Lindiane : des ruelles de sable sous les manguiers, dans une ambiance de village.

Cette liste n'est pas exhaustive : elle donne simplement les repères utiles pour s'orienter pendant la visite, et votre chauffeur vous conduira de l'un à l'autre.

Les Kankourangs : la mystique mandingue en pleine ville

Deux Kankourangs, silhouettes masquées couvertes de fibres d'écorce rouge, dans une rue de Ziguinchor
Deux Kankourangs dans une rue de Ziguinchor

Si une chose ne doit pas être manquée à Ziguinchor, quand le calendrier s'y prête, ce sont les Kankourangs. La Casamance est une mosaïque d'ethnies, chacune avec ses rites et ses croyances ; le Kankourang est à la fois un masque et un rituel, lié à la circoncision chez les Mandingues de Sénégambie (Sénégal et Gambie), en particulier en Casamance. Son origine remonterait à l'ancien royaume du Gaabu. Ce personnage mystique, couvert de fibres arrachées à l'écorce d'un arbre rouge, veille sur l'ordre et les valeurs de la société : la conduite à tenir en société et en famille, les droits et les devoirs envers son ethnie et ses aînés. Ce rite est inscrit par l'UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l'humanité (proclamé en 2005, inscrit en 2008).

Un Kankourang couvert de fibres d'écorce rouge, aux côtés d'un homme, dans la végétation
Un Kankourang en brousse, couvert de fibres d'écorce rouge

Chaque année, à la fin de l'hivernage, la fête du « Djambadon » dure environ trente jours, avec quatre dimanches consécutifs. Les Kankourangs, très redoutés, sillonnent alors les rues pour protéger les jeunes circoncis avant leur initiation dans les bois sacrés. En ville, le mystère cède la place à la fête : les quartiers retiennent leur souffle au son des machettes que l'on aiguise sur le bitume, la circulation est bloquée, les enfants et les femmes prennent peur, et les costumes les plus extravagants défilent : hommes déguisés en femmes et inversement, docteurs et leurs assistants, chasseurs, jardiniers, bûcherons armés de tronçonneuses, golfeurs avec leurs clubs. Pendant quelques jours, on se fait remarquer et on brave les interdits. En brousse et dans les îles, les villages animistes voient ce spectacle d'un autre œil : on ne plaisante pas avec les esprits.

Le spectacle est impressionnant, mais à vivre avec prudence et respect : gardez vos distances avec les masques, ne les touchez pas, demandez la permission avant de photographier et suivez les conseils de votre chauffeur. Les dates changent selon les années et les quartiers : renseignez-vous auprès de nous avant de venir.

Le petit-déjeuner sur le ponton du Kadiandoumagne

Dès l'arrivée à Ziguinchor, on prend le petit-déjeuner sur le ponton de l'hôtel Kadiandoumagne, au bord du fleuve Casamance, à l'embarcadère de Boudody. C'est l'un des plus beaux hôtels de la ville : 45 chambres avec vue sur le fleuve, un restaurant panoramique et une piscine. C'est aussi l'une des adresses où l'on peut déjeuner, au choix.

Marchés, shopping et mémorial du Joola

Le marché Escale est installé près du fleuve, à côté du mémorial du Joola. C'est un marché très vivant, où l'on trouve du poisson, des fruits, des légumes, des tissus et des objets de la vie courante. Le marché Saint-Maur est le grand marché de la ville ; son nom rappelle le jumelage de Ziguinchor avec Saint-Maur-des-Fossés, en France. C'est aussi l'étape shopping de la journée : au marché Saint-Maur et dans les boutiques voisines, on trouve des tissus, notamment les wax, ces cotonnades imprimées aux motifs colorés que les couturières et les tailleurs de la ville transforment en robes, en chemises et en boubous, ainsi que du bazin, des savons, du beurre de karité et du bissap. Au marché artisanal, on choisit les cadeaux à rapporter à la famille : objets en bois sculpté, vannerie, bijoux, tissus. Partout, gardez un œil sur vos affaires, marchandez avec le sourire (le premier prix se discute) et demandez la permission avant de photographier.

Le mémorial du Joola mérite une visite. Le 26 septembre 2002, Le Joola, le bateau qui assurait la liaison entre Ziguinchor et Dakar, a chaviré au large de la Gambie : le naufrage a fait 1 863 morts et 64 rescapés. Le mémorial, aménagé sur les berges du fleuve près du quartier Escale, d'où le navire avait appareillé, présente notamment des objets récupérés sur l'épave, des témoignages de rescapés et deux hélices monumentales. C'est un lieu de recueillement : on s'y rend avec respect.

Djignabo Bassène, les lycées, l'université et la place Jean-Paul II

Ziguinchor est aussi une ville d'histoire et d'études, où reviennent sans cesse deux noms. Le premier est celui de Djignabo Bassène, grande figure de la résistance diola à la colonisation française. Chef charismatique du royaume du Bandial et gardien des rites sacrés, il passait pour invulnérable. Il est mort le 17 mai 1906, lors d'un affrontement avec les troupes françaises près de Séléki ; les historiens discutent encore des circonstances exactes de sa mort. Sa mémoire est restée très vive : une pièce de théâtre en langue diola, « Bigolo », a été jouée dès 1940, et Ousmane Sembène a donné son nom à un personnage de résistant dans son film Emitaï (1971).

Le second est celui du lycée Djignabo, qui porte son nom depuis 1964. Fondé en 1957, il a longtemps été le seul établissement de ce niveau dans toute la Casamance. C'est aujourd'hui l'un des plus grands lycées du Sénégal, par sa superficie comme par ses effectifs : il a compté plus de 5 000 élèves à certaines périodes, et plus de 3 300 y sont inscrits aujourd'hui, selon un récent bilan de la Fondation Sonatel, qui a financé sa réhabilitation.

L'autre grand établissement de la ville est le lycée-collège Charles Lwanga, un établissement catholique ouvert en octobre 1970 à l'initiative de Mgr Augustin Sagna, évêque de Ziguinchor, comme un lycée à vocation sociale pour les jeunes venus des campagnes et des familles modestes. Des jésuites canadiens l'ont lancé avant de passer le relais au clergé diocésain. Il accueille sans distinction des élèves catholiques et musulmans, et environ un tiers de ses enseignants sont musulmans : un bel exemple du dialogue entre les religions, si caractéristique de la Casamance.

Ziguinchor est aussi une ville universitaire : l'Université de Ziguinchor, créée en 2007, reçoit des étudiants de toute la Casamance et d'ailleurs. Enfin, la présence chrétienne y est très marquée, autour de la cathédrale Saint-Antoine de Padoue et de la place Jean-Paul II, qui doit son nom à la visite du pape en février 1992, alors que la Casamance traversait un conflit : un monument surmonté d'une colombe, symbole de paix, y a été érigé en 2009. Dans une région où cohabitent animisme, christianisme et islam, c'est l'un des visages de la Casamance.

Le déjeuner : Kadiandoumagne, Alliance franco-sénégalaise ou Djibélor

Pour le déjeuner, trois adresses au choix : le restaurant de l'hôtel Kadiandoumagne, celui de l'Alliance franco-sénégalaise, sur l'avenue Djignabo, ou l'Auberge Le Croco, à la ferme de Djibélor, pour goûter au crocodile. L'Alliance est une association culturelle qui propose des cours de français, des expositions, des rencontres et des conférences dans son bâtiment et ses jardins. Son architecture mérite le détour : le bâtiment s'inspire des cases à impluvium de Casamance, et il a été conçu par Patrick Dujarric, fondateur de l'école d'architecture de Dakar.

La piscine de l'hôtel Néma Kadior

Après le déjeuner, on fait une pause à la piscine de l'hôtel Néma Kadior, que nous trouvons la plus belle de Ziguinchor. L'hôtel est niché dans un grand jardin, sur la route de Kandé, et sa grande piscine permet de se rafraîchir avant les 72 kilomètres du retour. Elle est accessible à tous, à condition de consommer sur place.

Le déroulement de la journée

Les horaires sont donnés à titre indicatif : ils s'adaptent à votre rythme et à l'état de la route.

  1. Départ : tôt le matin, en 4x4, depuis Le Papayer Écolodge.
  2. Route : 72 km, 1 h 30 au maximum, à travers la mangrove, avec le pont de Katakalousse puis celui de Niambalang.
  3. Sur le trajet : arrêt possible à Djibélor pour visiter la ferme aux crocodiles (environ 45 minutes).
  4. Petit-déjeuner : sur le ponton de l'hôtel Kadiandoumagne, face au fleuve.
  5. Marchés : le marché Escale, le mémorial du Joola, puis le marché Saint-Maur et le marché artisanal, pour les tissus wax et les cadeaux.
  6. Histoire : les quartiers de la ville, les lycées Djignabo et Charles Lwanga, la place Jean-Paul II devant la cathédrale.
  7. Déjeuner : à l'hôtel Kadiandoumagne, à l'Alliance franco-sénégalaise ou à l'Auberge Le Croco de Djibélor (crocodile au menu), selon votre envie.
  8. Détente : la piscine de l'hôtel Néma Kadior, accessible à tous moyennant une consommation.
  9. Retour : dans la soirée, avant la nuit.

Nos conseils pour la journée

  • Gardez toute la journée : il faut compter 1 h 30 de route à l'aller comme au retour.
  • Le retour se fait dans la soirée, avant la nuit : rouler de nuit sur cette route est très dangereux.
  • Pour déjeuner à la ferme de Djibélor, prévenez-nous à l'avance : l'auberge a une trentaine de places.
  • Si vous venez à l'époque des Kankourangs, gardez vos distances avec les masques, ne les touchez pas et demandez la permission avant de photographier.
  • Prenez un chapeau, de la crème solaire, de l'eau et un maillot de bain pour la piscine.
  • Mettez des vêtements légers et des chaussures confortables pour marcher dans les marchés.
  • Gardez des espèces en petites coupures pour les marchés et les repas.
  • Pour le shopping, gardez de la place dans votre sac : les tissus wax se plient facilement et font de beaux cadeaux ; le prix se négocie toujours.
  • Dans les marchés, restez attentif à vos affaires et demandez la permission avant de photographier.
  • Au mémorial du Joola, adoptez une attitude respectueuse : c'est un lieu de deuil.
  • La saison sèche (de novembre à mai) est la plus agréable ; pendant l'hivernage, nous adaptons le programme à la météo et à l'état de la route.

Vos questions sur la journée à Ziguinchor

Comment rejoint-on Ziguinchor depuis Cap Skirring ?

En 4x4, par une route de 72 km qui traverse la mangrove et passe deux ponts, celui de Katakalousse puis celui de Niambalang. Prévoyez 1 h 30 au maximum.

Dans quel état est la route ?

Elle n'est pas en très bon état, mais le paysage est superbe, entre mangrove, rizières et villages. Le 4x4 y est tout à fait adapté.

Que visite-t-on à Ziguinchor ?

La ferme aux crocodiles de Djibélor sur le trajet, puis le marché Escale, le mémorial du Joola, le marché Saint-Maur et le marché artisanal, l'Alliance franco-sénégalaise et les bords du fleuve. On peut aussi voir la cathédrale Saint-Antoine de Padoue.

Peut-on faire du shopping à Ziguinchor ?

Oui. Le marché Saint-Maur et les boutiques voisines proposent des tissus, dont des wax, du bazin, du beurre de karité et du bissap, et le marché artisanal permet de choisir des cadeaux pour la famille. Les prix se négocient, avec le sourire.

Combien coûte l'excursion à Ziguinchor ?

Le prix dépend du nombre de participants. À titre indicatif, comptez environ 70 000 FCFA pour le 4x4 avec chauffeur et carburant, à partager entre les participants. Les repas et les achats sont en plus.

Que représente le mémorial du Joola ?

C'est le lieu du souvenir du naufrage du bateau Le Joola, le 26 septembre 2002, qui a fait 1 863 morts et 64 rescapés. Il est aménagé sur les berges du fleuve, près du quartier Escale. C'est un lieu de recueillement, à visiter avec respect.

Pourquoi parle-t-on du marché Saint-Maur ?

Parce que Ziguinchor est jumelée depuis 1966 avec Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne, en France. Le marché Saint-Maur est le grand marché de la ville.

Peut-on visiter la ferme aux crocodiles et goûter au crocodile ?

Oui. La ferme de Djibélor, dans le village de Djibélor, aux portes de Ziguinchor, est ouverte de 7 h 30 à 18 h ; prévoyez trois quarts d'heure. Il n'y a pas de droit d'entrée : chacun donne ce qu'il veut. On peut y déjeuner à l'Auberge Le Croco, qui sert du crocodile d'élevage ; l'auberge a une trentaine de places, d'où l'intérêt de nous prévenir.

Où prend-on le petit-déjeuner ?

Sur le ponton de l'hôtel Kadiandoumagne, au bord du fleuve Casamance, à l'embarcadère de Boudody.

Où déjeune-t-on ?

Au choix : au restaurant de l'hôtel Kadiandoumagne, à l'Alliance franco-sénégalaise (avenue Djignabo) ou à l'Auberge Le Croco, à la ferme de Djibélor, où l'on peut goûter au crocodile.

Qu'est-ce que le Kankourang ?

C'est à la fois un masque et un rituel de circoncision chez les Mandingues de Sénégambie, notamment en Casamance. Le personnage, couvert de fibres d'écorce rouge, veille sur l'ordre social et protège les jeunes circoncis avant leur initiation. Le rite est inscrit par l'UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l'humanité (proclamé en 2005, inscrit en 2008).

Quand peut-on voir les Kankourangs à Ziguinchor ?

À la fin de l'hivernage, pendant la fête du Djambadon, qui dure environ trente jours, avec quatre dimanches consécutifs. Les dates changent selon les années : renseignez-vous auprès de nous avant de venir.

Qui était Djignabo Bassène ?

Un chef diola du royaume du Bandial, gardien des rites sacrés et grande figure de la résistance à la colonisation française. Il est mort le 17 mai 1906, lors d'un affrontement avec les troupes françaises près de Séléki. Le lycée de Ziguinchor porte son nom depuis 1964.

Que sait-on du lycée Djignabo ?

Fondé en 1957, il a été longtemps le seul lycée de Casamance et reste l'un des plus grands du Sénégal, avec plus de 5 000 élèves à certaines périodes.

Ziguinchor est-elle une ville universitaire et chrétienne ?

Oui. L'Université de Ziguinchor a été créée en 2007, et la présence chrétienne y est forte, autour de la cathédrale Saint-Antoine de Padoue et de la place Jean-Paul II, nommée en souvenir de la visite du pape en 1992. Le lycée-collège Charles Lwanga, établissement catholique, accueille des élèves catholiques et musulmans.

Combien de quartiers compte Ziguinchor ?

La commune compte officiellement 38 quartiers. Parmi les plus connus : Escale (le centre colonial), Boudody (le port), Santhiaba, Boucotte, Néma, Lindiane et Colobane.

Pourquoi visiter l'Alliance franco-sénégalaise ?

Pour son architecture : le bâtiment s'inspire des cases à impluvium de Casamance et a été conçu par Patrick Dujarric, fondateur de l'école d'architecture de Dakar. On y trouve aussi des expositions et des rencontres.

Où peut-on se baigner ?

À la piscine de l'hôtel Néma Kadior, que nous trouvons la plus belle de Ziguinchor, dans un grand jardin. Elle est accessible à tous, à condition de consommer sur place. Prenez un maillot de bain.

Pourquoi rentre-t-on avant la nuit ?

Parce que rouler de nuit sur cette route est très dangereux. Nous organisons le retour dans la soirée, avant la tombée de la nuit.

En quoi cette journée diffère-t-elle de l'excursion d'Affiniam ?

La journée à Ziguinchor se fait en 4x4 et à pied, et porte sur la ville, ses marchés, le mémorial du Joola et l'Alliance franco-sénégalaise. L'excursion d'Affiniam embarque elle aussi à Ziguinchor, mais elle consacre la journée à la pirogue, à la pêche et à la case à impluvium.

L'excursion est-elle ouverte aux personnes qui ne logent pas au lodge ?

Non. Toutes nos excursions en Casamance sont réservées aux hôtes qui séjournent chez Le Papayer Écolodge : nous n'organisons pas d'excursions pour des personnes extérieures.

Aller plus loin : nos autres sorties et nos dossiers

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Carabane, l'île sans voitures

Ancien comptoir colonial à l'entrée du fleuve : ruelles de sable, église de style breton et déjeuner les pieds dans l'eau.

Les lamantins de la Pointe Saint-Georges

On remonte le fleuve pour aller voir les lamantins, parfois des dauphins, puis on grimpe dans un immense fromager.

Les bolongs sauvages de Boudédiète

En pirogue, dans les bras de mangrove les mieux conservés de la région.

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Pêche à la traîne, puis pique-nique d'huîtres de palétuvier prises sur les racines de la mangrove.

Audience chez le roi d'Oussouye

Une rencontre rare avec le roi d'Oussouye, gardien des traditions diola, suivie d'une visite d'atelier de noix de cajou.

Énampor, l'architecture diola

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Afiniam et son bolong

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Niomoune et les îles Karone

Une journée d'île en île en pirogue, loin de tout, dans l'archipel des Karone.

Djembering et le géant de la savane

Le plus grand fromager du Sénégal, lieu de rassemblement et de palabres, tout près du lodge.

Cap Skirring, du marché à la nuit

Le village, son marché d'artisanat, ses pirogues colorées ; le soir, dîner-spectacle et musique live.

Nos excursions en vidéo : la Casamance en immersion

Embarquez en images : pirogues, bolongs, villages diola et rencontres, filmés pendant nos excursions.

Découvrir toutes nos excursions en Casamance

Pour comprendre le territoire : nos dossiers sur la Casamance.

Découvrez la Forêt du Papayer Écolodge en Casamance

À Cap Skirring, découvrez la Forêt du Papayer Écolodge, son hectare en bord de mer et son espace de plantation. Plantez virtuellement un arbre ou une fleur et explorez notre démarche de préservation du vivant et de la biodiversité en Casamance.

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